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Arts et spectacle
Mardi le 13 Mai 2008

Nicole Cossette : petit mannequin, grand talent

Demeurer authentique peu importe la commande, les critiques...
Ne jamais trahir son art, ni se trahir soi-même…
Assure pratiquement le bonheur et la longévité d’un parcours artistique,
Mais garantit assurément la fierté de l’authenticité.
Nicole Cossette le prouve depuis des années.

L’œil bleu acier, petit personnage vif et entreprenant, Nicole Cossette ne laisse personne indifférent. Dans un groupe, elle prend part activement à la discussion et sait défendre les causes les plus ardues. Cette fille des grands espaces génère autour d’elle une énergie créatrice, renouvelable à l’infini.

Formée en design de mode, domaine dans lequel elle a travaillé dans sa jeune vingtaine, Nicole Cossette a choisi de mettre sa carrière en veilleuse à l’arrivée de ses enfants. Déjà, à cette époque, la création de formes tridimensionnelles la passionnait; elle mettait des journées entières à confectionner, pour l’anniversaire de ses petits, des gâteaux que l’on pouvait facilement qualifier « d’œuvres d’art mangeables ». Une vive passion l’animait alors qu’elle créait et mettait au monde ces formes dont elle critiquait cependant le côté éphémère. Elle décida alors de pratiquer une forme d’art plus « durable » : tout d’abord la broderie, ensuite l’aquarelle puis la peinture.

C’est lors d’une journée porte ouverte dans un cégep, où elle accompagnait sa fille, qu’elle décida, à l’âge de 40 ans, d’entamer des études collégiales en arts plastiques. Elle allait poursuivre sa formation par un double baccalauréat, fait simultanément en création et en enseignement des arts visuels. Tout au long de son parcours académique, étant consciente de l’importance d’alimenter son intellect pour donner un sens plus profond à ses créations, Cossette se nourrissait autant des cours disciplinaires reliés à l’apprentissage des différents matériaux et techniques qu’elle se passionnait des cours de formation générale comme la philosophie, l’anglais, le français…

Dès la fin de sa formation académique, elle a enseigné quelques années puis a décidé de se consacrer à temps plein à sa carrière d’artiste. Au cours de ces années, elle a aussi été l’assistante de René Derouin pendant quinze ans.

Durant les dix dernières années, mettant à profit sa formation académique, elle s’est mise à la peinture puis à la sculpture pour enfin marier les deux médiums. La démarche de Nicole Cossette peut se résumer ainsi: amener la peinture vers la sculpture et la sculpture vers la peinture… Elle redéfinit donc à sa manière la frontière entre les deux médiums en poussant plus loin les limites de chacun.

L’inspiration première de l’artiste est le monde de la mode d’où elle provient; son sujet principal est donc le vêtement. Lorsque peint, il se retrouve en relief sur l’espace du tableau. D’autre part, pour ses sculptures, le matériau utilisé est le papier matière auquels’ajoutent les fibres textiles plus fréquemment utilisées en métier d’art. Les pièces sculpturales seront par la suite colorées par la peinture.

L’œuvre révèle l’absence du corps…

Soit de manière bidimensionnelle ou tridimensionnelle, Nicole Cossette crée des « œuvres vêtements » dans lesquelles le corps est absent physiquement mais suggéré par la forme.

L’artiste prône un art qui n’est pas uniquement « décoratif »; elle se sert de son médium pour traduire sa vision et rendre tangible sa perception du monde.

Cossette est consciente de l’importance d’être une artiste engagée: elle a mis sur pied un comité pour favoriser la culture dans Sainte-Anne-des-Lacs, municipalité des Laurentides qu’elle habite depuis de nombreuses années. Elle est aussi membre de l’OPAC (Ordre des professionnels en art contemporain des Laurentides). L’an dernier, l’artiste a participé à Expo Culture Japon/Québec aux côtés de Caroline Archambault et de Françoise Sullivan.

« Demeurer authentique
Ne jamais trahir son art, ni se trahir soi-même…
Assure pratiquement le bonheur et la longévité d’un parcours artistique… »

 
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T R A C E S
est récipiendaire du prix Coup de coeur
du concours québécois en entrepreneuriat 2008
de la SADC des Laurentides