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Autrefois…Le ferblantier PDF Imprimer Envoyer
Culture

Voilà moins d'un siècle ce métier était très populaire en particulier parce que cet artisan fabriquait des objets d'utilisation courante dans les maisons. Au dix-neuvième siècle les objets fabriqués par le ferblantier sont des récipients ou contenants à liquide pour la lessive, pour recueillir le lait, l'eau d'érable ou pour bouillir cette dernière. Le ferblantier fabriquait aussi des contenants à gâteaux, sucreries, à biscuits et même des baignoires. À l'époque où l'éclairage se réalisait à la chandelle, il confectionnait des bougeoirs, chandeliers et des dessous de lampe à l'huile que l'on accrochait au mur. Il faisait partie des artisans qui s'installaient dans un village à demeure. À ce titre, il répondait aux besoins de ses concitoyens en personnalisant ses productions pour chaque nécessité. Le saint patron des ferblantiers Saint Éloi (588-660) est le même pour les forgerons et les orfèvres. Il a eu une formation d'orfèvre dont frappeur de la monnaie royale, il a été maître de la Monnaie sous Clotaire II et trésorier sous Dagobert 1er.

La girouette à l'effigie du coq ou du cheval est une production de notre artisan qui travaillait outre le fer-blanc, le cuivre. L'histoire nous informe peu sur la collaboration du ferblantier à l'édification de l'alambic, distillateur de whisky blanc, de la baboche ou bagosse. D'ailleurs sur ce point, il est difficile d'avoir des renseignements car on sait que beaucoup d'habitants avaient des alambics; cependant, on ne pouvait identifier aucun propriétaire de cet appareil maléfique ennemi du Lacordaire. Fait particulier en France, jusqu'aux années soixante il existait un métier qui s'appelait le distillateur ambulant.
 
Le fer-blanc étamé était produit en Angleterre et importé en feuilles sur notre continent jusqu'à la fin des années 1800. Ce produit peu dispendieux, malléable et de belle apparence était un matériau tout indiqué pour la fabrication d'objets artisanaux, utiles et peu onéreux.
Avez-vous déjà vu un porte-poussière en fer-blanc ou un grattoir de table servant à ramasser les miettes de pain ou de jolies lanternes pour bougies ou lampes à l'huile étant installées devant le buggy pour les déplacements de nuit? L'artisan fabriquait aussi des emporte-pièces servant à produire des biscuits de Noël. Le boulanger utilisait la pelle à défourner ainsi que ses moules à pains ou à brioches et la ménagère la baratte à beurre ou le pétrin mécanique dont l'intérieur était fait de fer blanc. Les producteurs de fromages locaux utilisaient un seau percé que l'on nomme la faisselle afin de faire perdre l'eau au lait caillé.

 
La tuyauterie de poêle à bois et les systèmes d'évacuation de gaz ou de brins de scie étaient aussi en fer blanc. Certains ferblantiers se seraient aventurés dans la production de trophées devenant des orfèvres à leurs heures à la différence que ces derniers travaillaient habituellement les métaux précieux.
 
Le ferblantier utilisait des maillets et poinçons, cisailles et tranches, plieuses et compas, pinces et fers à souder. Ses outils servaient notamment à couper la tôle, la cintrer et la souder. Son coffre à outils porte le nom de marmotte qui est un cylindre en fer-blanc dont le centre est ouvert servant de petit couvercle. On ne sait si le ferblantier possède comme son coffre la capacité de prévoir la fin de l'hiver.
 

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