| Diberville ou l'art de ne pas forcer les choses |
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 Plusieurs leçons, tant humaines qu'artistiques, seraient à tirer de cette formation rock qui évolue à un rythme dont l'élan est aussi revitalisant qu'exemplaire…
Diberville ou l'art de ne pas forcer les choses Claudio Pinto Bien souvent, pour que les choses réussissent, il suffit de ne pas les forcer. Il y a un an environ, j'entendais pour la première fois le singulier patronyme Diberville. Tout a commencé pour moi lorsque Dave Brown, batteur de Weak Ants, formation bien connue pour son hommage à Greenday, m'annonçait sa rencontre récente avec « quelques excellents et sympathiques musiciens ». Bien que j’aie patienté quelques semaines avant de me donner à une écoute attentive des chansons du groupe, circulaient ici et là , dans les journaux et babillards de la région, quelques affiches qui témoignaient de leur rayonnement grandissant. Entretemps, une visite à leur site myspace me permettait enfin d'entendre leur musique, et cette découverte constitua pour moi une agréable surprise, d'autant plus que je réalisais l'ascension sûre et affirmée du groupe, ascension que l'on pourrait presque qualifier de fulgurante. Celle-ci s'effectua comme à leur insu, sans gérance et sans équipe de promotion pour leur prêter main-forte. Il faut croire que ces aimables musiciens connaissaient les vertus de la libre volonté, car ils cheminaient au gré du vent, « sans forcer les choses », et c'est ainsi que les résultats se sont avérés jusque-là les plus satisfaisants.
Diberville est formé de quatre musiciens. À la tête du groupe, Alex Diberville – qui fut pendant deux ans le deuxième guitariste de Weak Ants – écrit, compose, chante et joue de la guitare avec l'aisance d'un songwriter né. Aux percussions, au glockenspiel et à la voix, Geneviève Albert rythme et harmonise les mélodies d'une manière qui n'est pas sans rappeler les chansons de Beau Dommage. Puis Dan Bossé à la basse ajoute sa verve rythmique à l'ensemble. Ces trois amis de longue date avaient l'habitude de se rassembler, entourés de quelques guitares, pour interpréter les chansons d'Alex. Un jour, Dan et Geneviève décidèrent de prendre le taureau par les cornes : « Nous aimions tellement les pièces d'Alex que nous avons fini par le convaincre de former un groupe ». Un peu plus tard, Dan invita son ami Dave Brown à se joindre à eux. Le résultat de cette association est une musique dont l'ambiance se prête aussi bien à une petite fête entre amis qu'à un récital intime autour d'un feu de camp.  La voix d'Alex s'impose en avant-plan. Celle-ci est franche, claire et très délicatement métallisée, se prêtant joliment aux mélodies simples et efficaces des chansons. Influencé par la musique de Laurence's Arms, Bob Dylan et Dashboard Confessionnal, Alex confesse qu'il n'est ni un chanteur ni un guitariste, mais plutôt un musicien. De son côté, Geneviève dévoile non sans candeur son entichement pour la musique de The Mamas and the Papas et celle de formations plus actuelles telles qu’Arcade Fire, The Breastfeeders et Orange Orange. Dave, conscient de l'importance d'une présence scénique de qualité, n'hésite pas à affirmer : « De plus en plus, les choses se définissent pour nous ; le plus souvent possible, nous aimons que tout soit visuel et bien rodé, un peu à la manière d'une pièce de théâtre. »  Bien que Diberville soit une formation en pleine expansion, ses chansons saisissent l'oreille comme le ferait un fruit mûr au contact du palais. C'est qu'elles sont les enfants d'un inéluctable besoin de dire, comme en témoigne cet extrait tiré de la pièce Many lives : « Here we are again my friend things will end right where they began / You were a troublesome kid with worrysome skills and plenty backbone chills / You told me things would change but they didn't change for the best nevertheless » (Nous y voilà de nouveau l'ami, les choses se terminent là où elles ont commencé. Tu n'étais qu'un garçon troublé, aux aptitudes troublantes, aux frissons de glace à n'en plus finir. Tu m'as dit un jour que les choses changeraient, pour le mieux, toutefois elles ne changèrent guère.)
Quoi qu'il en soit, les membres du groupe ne lésinent pas sur le plaisir et encore moins sur la rigueur au travail. Présent sur Youtube et Myspace, Diberville récolte de plus en plus le fruit de ses efforts. Plusieurs leçons, tant humaines qu'artistiques, seraient à tirer de cette formation rock qui évolue à un rythme dont l'élan est aussi revitalisant qu'exemplaire, un élan digne de leur musique qu’on aimera entendre et réentendre parce qu’elle fait du bien, tout simplement.  Quelques liens utiles pour mieux connaître Diberville.
*Site officiel (en construction):http://dibervillemusic.com *Myspace: http://myspace.com/diberville *Vidéos: http://www.youtube.com/watch?v=P7YfmSsH0hg *Facebook: http://www.facebook.com/pages/Diberville/154772426904 *Last.fm (pour téléchargement gratuit des chansons):http://last.fm/music/diberville
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Vos commentaires...
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Je connais l'artiste des lumières,elle s'attache a... Plus...
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