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thumb_marabouLe Marabou, un endroit qui a du... Panache !

Camille-Laurence Lavoie

Rares sont les endroits qui en deux ans à peine deviennent un must. Le Marabou renait des cendres du défunt restaurant la Gascogne, à Saint-Sauveur. Loin d’être morne ou sombre, il semble être adopté par les résidents du secteur ainsi que tous les touristes de passage.

Mise en scène

marabou_in2J’ai une vague impression d’entrer dans un chalet. Tout est de bois, grande fenêtre, l’endroit est épuré et agréable mais sans être froid. Mais détrompez-vous, la place met feu au village me racontent les clients présents. Tout âge confondu ! La réputation des vendredis n’est plus à faire, musique live, piste de danse, une soirée qu’on peut qualifier de huppée. Quelques canapés et tables sur une terrasse ensoleillée. De quoi ravir notre besoin de voir et d’être vus, surtout dans ce réputé village.

Hétéroclite, du personnel à la clientèle et du menu au prix; le service s’ajuste à la demande, classique à amical. La petite cuisine est à aire ouverte et le chef Warren Assaly (tout droit sorti de la célèbre école Cordon bleu à Paris, plus de 15 ans d’expérience, chroniqueur pour Kraft, l’émission et la revue) promet un menu changeant selon les saisons (nouveau menu d’été en vigueur), des produits d’ici et des options pour allergies au gluten (quinoa etc) ou autres.

Premier acte

On parle ici d’une cuisine aux tendances franco-asiatiques. Fusion quoi. Un choix d’entrées musclées (une vingtaine de choix, comme de copieux calmars frits bien relevés, à la salade d’inspiration césar mais avec flanc de porc braisé 18 heures).

De la hauteur, de la couleur, de l’originalité. Des plats qui facilement se partagent du point de vue de la quantité et de la présentation, parfois gargantuesque! Assiette démesurément longue pour servir les dumplings, le fameux bloc de sel rose de l’Himalaya en guise de salière servi avec, entre autres, le filet mignon sur os.

Coup de cœur pour le tartare de bœuf 18/55 aromatisé à l’huile de truffe et balsamique 12 ans d’âge garni d’enoki et d’une discrète chips pour croûton, loin de nous le classique câpre, cornichon et ketchup. D’ailleurs tous les tartares se démarquent ici. Cuisson impeccable et simplissime du pétoncle monté sur un effiloché d’agneau du Québec. On aime.

marabou_outDeuxième acte

Le bar du chili, recommandé et jumelé à un choix de vin judicieux, accompagné d’une salade Tao mao (Pousse de pois, daïkon, cachou rôti, bébé épinard, vinaigrette juste assez imposante…) simplement poêlé à l’huile d’olive, pas besoin d’ajout quand le produit est frais et techniquement bien préparé. Mention pour l’alléchant risotto aux champignons, lardons et tomates cerise, croquant mais moelleux (Comment font-ils?!).

 

Le rappel

Une de mes angoisses gastronomiques, valable dans tout restaurant, est de devoir me rendre au sous-sol. Pour moi la magie s’éteint là. Il y a les toilettes, les rangements, le bureau, c’est froid et obscur… Mais je vous rassure, j’y ai découvert la fameuse cave à vins (Ouf !), une caverne d’importations privées principalement. Très jolie. Une carte qui suit les tendances et le concept que la sommelière Laure Delpla coordonne et vulgarise d’ailleurs très bien.

Je tiens à spécifier que les employées sont gens de métier pour la plupart, barman, serveur, cuisinier et sommelier. Certains y travaillent depuis l’ouverture ou presque, un grand plus pour les clients qui sont accueillis par leur nom suivi d’une conversation fluide et amicale. Le monde est petit au Marabou. On l’adopte.

 

Le Marabou

358 rue Principale

Saint-Sauveur, Qc

450.744.1210 (réservation 450.694.1207)

 

 

 

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